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Carnet de dévoyage

Voyage en Dévoyage

Publié le par margimond

Miroir

L’odeur de ton corps

Dans la touffeur de l’été

Dans les draps défaits

 

Dans ton regard étrange

Dans les bruits de la rue

Je me suis vu

 

Je ne sais rien de toi

Seulement ta présence

Près de moi

 

Nous dans cette chambre

A peine éclairée

Eux dehors

 insouciants

Dans la lumière de l'été

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Publié le par margimond

Voyage à rebours

Ceux qui aujourd'hui sont au pouvoir

Celles qui aimeraient y accéder

Celui qui aime celle

Celle qui aime celui

Celles et ceux pour qui la poésie est tout

Ceux qui ont préféré les sciences

Celles qui auraient tant aimé savoir lire et écrire

Celles et ceux qui mouraient pour des idées

Ceux qui brûlaient les hérétiques

Celle qui hier a cueilli la pomme sans voir le serpent

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Publié le par margimond

Couloir de nuit

La nuit est encore là

Vos esprits errent dans vos corps trop souffrants

Tenir

Tenir la mort à distance jusqu’à l’aube naissante

Tard

Les blouses blanches ne sont déjà plus que quelques ombres furtives.

Les bruits du jour résonnent doucement dans les couloirs blafards

Tenir

Mortels apeurés par la venue de l’obscurité

Vous cherchez votre soleil disparu

Vous laissez votre regard traverser les murs

Très loin

À jamais hors du temps

Hors de l’espace

Vos souvenirs transpirent dans le présent

Un autre monde

Un autre univers

Un réel différent.

Silence

Un râle déchire la nuit

Ailleurs un autre

De nouveau le silence

Quelques âmes peut-être auront trouvé le repos

Le jour se lève quand même

L’obscurité s’enfuit sans hâte

La mort à ses basques.

Le soleil se lève timidement

Comme s'il voulait s’excuse d’entrer comme ça

Presque par effraction

D’ultimes lambeaux obscures s'accrochent

Aux  aspérités d'un jour naissant

  Attendant la nuit avec délectation

Avec le départ du dernier visiteur

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Publié le par margimond

Tuer le temps

Salle d'embarquement, 3h d'attente. Je vais devoir tuer le temps.

Mais cette simple action dans l'inaction est devenue impossible

depuis que les armes sont interdites dans les bagages à main.

 

 

 

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Publié le par margimond

L'Hermione sur les quais de Rochefort Août 2017

Je n'ai rien écrit, depuis si longtemps ma page est restée blanche. j'ai jeté l'encre, brisé la plume de la mouette qui s'est envolée au large avec mes histoires de dévoyage. La mer est d'huile et le bateau à quai. Ses voiles faseyent encore. Mémoire de vents. Ses vieux gréements gémissent. Imploration ? J'étais parti pour une expédition terrestre. J'ai vu des routes rapides, des chemins dits "de traverse", aussi,  des voitures, des caravanes, des valises, des sacs à dos, des rêves de corps de rêve, des corps d'Eve ramollis par un soleil sans trêve et sans autre rêve que veiller sur des châteaux de sable que le ressac viendra détruire à marée montante. Du sable, mais rien pour le voyage... La page est restée blanche, les mots suspendus au mât.

 Mémoire des vents réconciliés, la mouette a repris sa place sur la vigie du beaupré... la houle clapote sur la coque, l'encre se soulève. Tout est toujours à recommencer. 

 

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Publié le par margimond

de l'argent, un compte enfantin

Rassurez-vous, pour faire cette photo, il m'a fallu quelques copains... je remercie Jérome et ses potes. happy 

Il était une fois, il y a bien longtemps... Ça, c'était mon premier conte, lorsque j'ai commencé à travailler du chapeau CAC.

Je m'étais dit, quand je serai grand, j'aurai plein d'argent, j'en mettrai partout, en Suisse, au Luxembourg et même au bout du monde, dans des îles paradisiaques toujours au soleil et surtout à marée haute pour éviter les découverts trop fréquents.

Mais, aujourd'hui, transparence oblige, mon conte n'est plus qu'une histoire ancienne. Un compte fermé à tout jamais, une histoire à l'emporte-pièces comme autant en emporte le vent quand on a eu la mauvaise idée de vouloir traverser le CAC de Bonne Espérance.


 

 

 

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Publié le par margimond

Un peu d'actualité...

 

L'attaque s'est déroulée aux alentours de 16 heures, en plein cœur de Monaco. Une bijouterie de luxe de la marque Cartier, située place du Casino, au centre de la principauté, a été la cible, ce samedi 25 mars 2017, d'un braquage. L'ensemble du quartier a été bouclé. Aucune prise d'otages n'a eu lieu et aucun blessé n'est à déplorer, comme l'a confirmé le centre de presse du gouvernement princier. 

 

Pendant que j'arpentais les rues à la recherche de nourriture dans les poubelles de mon quartier, quatre suspects étaient arrêtés dans un autre Cartier, pas celui de Jacques, ni de Mohamed mais celui de Monaco. Autre style, autre monde, loin des poubelles de mon pauvre quartier à moi. La nourriture se faisait toujours plus rare. Son abondance était paraît-il inversement proportionnelle au pouvoir d'achat des français, si, si, même vos poubelles sont en étroite corrélation avec les règles de l'économie mondiale.. tant prônées par le nouvel empereur, celui du "beau libéralisme réenchanté", celui  qui croit encore que la Guyane est une île. Celui là, il faudra peut-être lui éviter le ministère des DOM-TOM.

Mes repas n'étaient plus de première fraîcheur, les morceaux étaient vieux et rancis... Qui va s'occuper des vieux et rancis, un vrai casse-tête économique, pire encore que de vouloir se nourrir malhonnêtement grâce aux diamants du beau Cartier de Monaco. Ça sera des maisons spécialisées pour les uns, pour d'autres, ça sera des budgets consacrés au minimum vieillesse. Minimum, oui, ça suffit bien, car un vieux, ça vit peu et ça vit de peu. Il ne faut  pas sortir de Saint-Syrie pour comprendre ça. Je souhaite quand même qu'ils n'en arrivent pas à se nourrir de leurs propres  poubelles marrons, car moi, je boufferai quoi ?

A ce qu'on dit, la Syrie a déjà anticipé le Papy-boum... Papy-boooummm ! Tiens, c'est marrant ! même si, à première vue ça semble un peu radical. C'est quand même une idée, brillante, mais pas autant que le diamant. Papy...BOOUM ! voilà une idée qui ne doit pas déplaire à la Marine... haaa, les dégâts de la marine, ça me rappelle d'étranges souvenirs, non, pas ceux où on me touchait le pompon, mais ceux où, nous étions 150 sur un Zodiac dégonflé à vouloir rejoindre les côtes bretonnes, Sainte-Syrie Coëtquidan. Un coup de rame de plus et on se retrouvait à Versailles, au salon de la navigation de loisirs qui va d'ailleurs fermer ses portes bientôt, je vous le rappelle. Dépêchez-vous, ils font des soldes folles : -3% sur les petits voiliers de plus de 250 000 €.

Sous la lumière des réverbères, je fouillais encore les dernières poubelles marrons, celles qui étaient sensées ne contenir que ce qu'ils appellent les déchets ménagés (voire réaménagés pour une utilisation ultérieure), en un mot, "le comestible si t'as l'estomac indestructible". T'as pas l'choix, poubelles bleues pour les cartons protecteurs, poubelles marrons pour le casse-croûte. Quant au container pour le verre, rien de bien intéressant, que des bouteilles vides, de la silice, mais, malheureusement, pas de carbone !

Bon, il va falloir que je trouve quelque chose à bouffer avant que Trump ne remette son oléoduc dans les tuyaux.


 

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Publié le par margimond

Poésie, quand tu nous tiens...

Une photo que j'aurais aimé avoir prise ! Je n'ai pas encore le matériel qui va bien, alors ce sera une photo empruntée sur  Internet oops

 

"Il me semblait que nous avancions dans un nuage de propos, une nébuleuse grandissante, une agitation insensée".

Cette phrase, quelque peu absconse, extraite d'une de mes lectures, "Quitter Paris" de Paul Valérie, m'obligea, au risque de perdre la face, voire la tête, à repenser cette vague idée.

 

 

 

Arriva un nuage de propos

proposé sans quiproquo

Bien avant que Coco

Ne mette la nébuleuse à vau-l'eau

Et les propos dans un seau d'eau

L'agitation insensée

des molécules excitées

donnait un sens C

A la courbure du passé...

 

Ça va mieux , non ?

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Publié le par margimond

 

Le dimanche c'est real

Sur une image de Mil et une, atelier d'écriture en ligne

Ha ! Yes, I like !

Comme chaque dimanche, seul dans mon salon bien trop grand, assis devant mon bol trop petit, je verse avec délectation l'eau bouillante sur ces petits doigts qui se tordent de douleur, avant de prendre une jolie teinte rosée, pour enfin se retourner en un pop joyeux qui apporte tant d'énergie à mon égo matinal.

Le petit déjeuné consommé, un étrange sentiment de vacuité me dit  que ça va être encore un sacré dimanche de merde.

 

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Publié le par margimond

C'est pas le mors du p'tit ch'val

Image composée avec un dessin gentiment prêté  par Cyrielle, blogueuse équestre et... fameuse dessinatrice !  

www.soon-a-horse.com 

 

Un vieux cheval de retour rentrait à l'écurie

Pour y finir sa vie

Sur le chemin-automne

Aux couleurs mordorées

Qui déjà fredonne

Celles de bientôt l'été

 Le cheval croisa un mort doré

Un vrai un dur un tatoué

Traînant ses chaines

de glands en frênes

Et de charmes en chênes

 Le mort brillant

Breton bretonnant

Bien décidé à se faire traîner
à travers la forêt des fées

 Pour ménager ses vieux os fatigués

 Sans frais ni bourse déliée

Le vieux sac d'os

Enfourcha la vieille rosse

Qui aussitôt s'écroula

Et jamais ne se releva

 

Moralité :

Même un mors doré ne rend pas le cheval meilleur

 

(Et ce n'est pas Cyrielle qui me contredira)

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