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Carnet de dévoyage

Voyage en Dévoyage

Publié le par margimond

Et pitaphe fénénant

 

 

Ci-gît une femme de ménage, née de la poussière divine et qui à force frotter est  demeurée poussière sous une carpette.

 

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Publié le par margimond

 

 

commissariat du 16e arrondissement 17- 11 - 2021- 9h00

 

  • -         L’art, ne peut pas être moderne puisque l’art est éternel grommelait le tailleur de pierres précieuses assis et menotté sur la chaise d'une salle d'interrogatoire.

 

  • -         Je ne vous parle pas de lard, hurla le flic excédé, je veux simplement en savoir plus sur ce trafic de diamants. Parlez, sinon je vous mets en garde à vue !

 

  • -         Que pourrais-je ajouter sinon que je suis un artiste et vous un flic de seconde zone. On ne peut rien changer à tout cela, chacun son carma et puis les diamants sont éternels, quant à vous ?

 

  • -         Bien dit répliqua le petit lézard qui venait porter plainte pour vol. on lui avait subtilisé sa peau. Il cherchait donc le tailleur de pierre qui de temps à autre pouvait aussi tailler les costumes.

 

Les institutions ne changeraient probablement pas les hommes, mais les tailleurs pouvaient rhabiller les lézards.

 

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Publié le par margimond

De la tournante de l'information

 

 

Lancinante

Obsédante

Elle s'agite

Elle donne de la gîte

comme un poulet sans tête

Brouillant des cartes replètes

Elle tourne en rond

l'information

Bonheur

Malheur

Mélange torpeur

La douche écossaise

Ne vous déplaise

Tremblez braves gens

Réjouissez-vous

Mais jamais trop longtemps

On est là, la,la,la

Une petite pub

Et on vous revide le bulbe

Vous connaissez la chanson

Celle du petit mouton

Premier de cordée

premier de corvée

Travaillez

Prenez de la peine

Ce n'est pas moi qui le dit

C'est Monsieur de La Fontaine

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Publié le par margimond

Conte rendu

 

Ça tourne

En large

En long

Pas très rond

Et ron et ron

Petit patapon

Les bergères gardent encore les moutons

 

Sur un certain pont d'Avignon

Des messieurs font la cour

A des dames en cavale

Avignon n'a plus de bal

C'est le festival du mouton cannibal

 

Ça tourne

De moins en moins rond

Contrefaçon du son   

Le cœur n'y est plus

La magie est rompue

 

Arrêtez la musique !

 

Voilà bien des années que le disque est rayé

La cire a fondu,

L'aiguille est émoussée

Le mécanisme usé

Dans son vieux meuble abîmé

Sans même poignée pour le transporter

Le trimballer dans un ailleurs meilleur

Où Les messieurs font encore comme ça

Et les belles dames aussi

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Publié le par margimond

Tuer le temps - margimond

 

 

Salle d'embarquement, 3h du mat', le temps s'est arrêté depuis la propagation de ce maudit virus. Mal dormi, aucun ressort ce matin, mise à part celui de la banquette qui m'a brisé les reins. Pas d'avion programmé pour mon retour. Je vais devoir tuer le temps. Mais cette simple action dans l'inaction est rendue difficile depuis que les armes sont interdites dans les bagages à main.

 

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Publié le par margimond

Les dix mots d'un confinement bien aéré

 

 

http://www.dismoidixmots.culture.fr/ressources/la-thematique-dis-moi-dix-mots-qui-ne-manquent-pas-dair

Les dix mots de 2021 :

Aile (nom)
Allure (nom)
Buller (verbe)
Chambre à air (nom)
Décoller (verbe)
Éolien (adj.)
Foehn* (nom)
Fragrance (nom)
Insuffler (verbe)
Vaporeux (adj.)
 

*Foehn :nom masculin 

1. Vent chaud et sec des Alpes suisses et autrichiennes.
2. FRANÇAIS DE SUISSE ; Sèche-cheveux.
- VAR. Föhn

 

Confiné à résidence, dans ma chambre à air, comme chaque soir après ma douche, je mettais en marche mon foehn qui insufflait, à la surface de mon masque, des fragrances plus subtiles que celles confinées entre sa face interne et ma molaire du fond.

Tel un éolien, je décollais d'abord à faible allure pour atteindre ma vitesse de croisière au dessus des Alpes suisses et m'apprêtais à buller un moment sur un petit nuage vaporeux. lorsque sur mon aile gauche un drone gouvernemental me prit en chasse et me  rappela qu'il fallait rentrer à 19 heure et ne pas dépasser un rayon de 10 kilomètres.

Tel un Icare, ma chute sur le carrelage du salon fut terrible...Il allait vraiment falloir que je change ce foutu canapé.

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Publié le par margimond

 

Le RER roulait depuis trois heures déjà lorsque ses roues se mirent à crisser et les flans des wagons à vibrer. Le train s'arrêta définitivement, hors service sur un quai de banlieue.

- Il ne manquait plus que ça, s'écria le financier, dans deux heures je dois être à l'opéra de Pithiviers !

- On s'en bat les chouquettes lui répondit le baba cool affalé avec sa bouteille de rhum dans le couloir comme s'il était dans le boudoir de sa maison bourgeoise en Forêt Noire.

Ne nous énervons pas, ce n'est rien qu'un orage, un éclair a dû endommager un caténaire, lançait une bretonne en piquant son phare. tandis que la tarte à Tatin, son voisin, lui coulait sur les genoux.

- N'empêche qu'on est encore chocolat reprit Charlotte en pensant au retard occasionné.

- La ferme, hurla l'énorme polonaise en se levant. Le premier qui dit un mot, je lui brise la patte !

Un silence à glacer le sucre dans le sang d'un diabétique s'ensuivit aussitôt.

Au bout du couloir, une religieuse confortablement installée dans ses chaussons aux pommes, priait silencieusement Saint-honoré en lisant une espèce de livre à plus de mille feuilles qui ressemblait à s'y méprendre à une bible très ancienne. La situation était tendue et cerise sur le gâteau, la pluie cinglait les vitres du wagon.

- On se croirait dans le Paris-brest murmura à qui voulait l'entendre Mac Haron qui pensait détendre un peu l'atmosphère.

- Toi, le gland, la ferme, con comme tu es, tu ne deviendras jamais un chêne, éructa le financier.

 

Sans prévenir, le train reprit sa route jusqu'à la gare de l'Est où une choucroute les attendait..

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Publié le par margimond

 

Renaître冬が来た 

ティーポットとして強い 

 

ホットティースチーム 

 

 

L'hiver est bien là

 

solide comme une théière

 

vapeur de thé chaud

 

                                                     Margi

 

 

Portrait de Bashô par Busson 1716-1783

 

 

 

L es semaines ressemblaient à des mois et les jours à un long dimanche d'ennui. Le temps, confiné au fond d'un tube à essais plus ou moins réussis, ne s'écoulait plus. Dans le sablier resté immobile, chaque grain de sable remplaçait l'huile devenue inutile. Les pignons grinçaient mais comme à chaque lever du soleil, une journée recommençait. J'avais une heure pour marcher dans les rues désertes ou les masques s'affichaient pour mieux tapisser les trottoirs de la ville. Je perdais peu à peu de mon humanité, j'errais sans but sinon celui de ne pas dépasser l'heure du couvre-feu. Je promenais avec moi cette petite voix silencieuse qui me disait encore la beauté des choses. De ces choses qui reviendraient sans doute.

Toute une vie d'après pour reconstruire celle d'avant.

Tout est toujours à recommencer.

 

 

Par la petite fenêtre

on voit

un peu la mer

                                             

Basho 1644-1694

 

 

 

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Publié le par margimond

L'étranger

 

 Vers là

 Par ici

Ailleurs

 Autre part

 

Autre part de soi

 A la recherche de ses origines

 On creuse la terre

 Pour y planter ses racines

 On arrose pour se dire que c'est ici

 

Vers là

 Par ici

 Ailleurs

 Mais pas autre part

 

 Planté dans le décor

 Doucement on s'endort

 On regarde les nuages qui passent

 

Vers là

 Par ici

 Ailleurs

 

Puis un jour

 De ses racines on se débarrasse

 Pour suivre les nuages qui passent...

   

Vers là,

 Par ici

 Ailleurs

 

       

               Texte réalisé pour mil et une

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Publié le par margimond

 

On me demande de conjuguer au no futur

les verbes espérer et devenir ?

Je sèche !

 

Avez-vous un Bescherelle plus récent ?

le mien est une vieille édition de 1990  BC 19*

 

*BC before Covid 19

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