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Carnet de dévoyage

Voyage en Dévoyage

Publié le par margimond

 

Le temps ne réfléchit pas

Il ne réclame, ni ne donne  rien

Il passe

Avec ses traces de pas

Et ses aires de rien

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Publié le par margimond

 

La pendule s'affole

Le doigt de l'été

tourne la petite aiguille

 

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Publié le par margimond

De l'âme et du corps

 

prisonnier d’une âme

le corps ne répond plus

l’âme est en peine

le corps s’y démène

l’horizon est barré

par ce corps allongé

les instants s’éternisent

l’âme agonise

quelques oiseaux de nuit

se pendent aux nuages gris

 

tandis que par la petite fenêtre

je vois un peu la mer

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Publié le par margimond

Les plumes sont éternelles

 

Les plumes sont éternelles

 

Un jour

Nous nous plûmes

Plus qu'à l'habitude

Et

De plumes en plumes

l'habitude a fait son nid

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Publié le par margimond

Une police de caractère

Affiche de la semaine de la francophonie 2015 : dis-moi dix mots que tu accueilles

 

En colonne, en ligne, à gauche, à droite

Les mots tapent du point sur la feuille pour se faire entendre

Il faut de la casse

Forger les caractères

Ne plus arrondir les angles

 

Un seul mot d’ordre : ne rien justifier

Ne pas mâcher ses mots non plus

 

Le maître-mot taillé comme un petit soldat de plomb

Prêt à fondre aux premiers rayons du soleil

Oblique vers la capitale

 

Les verts scandent des églogues

Tandis qu'en marge

Les rouges corrigent les erreurs du passé

 

La police tire des traits

A coup de stylo à pompe

Elle a le dernier mot

 

Le mot d'ordre s’écroule.

Les autres mots se signent

Les points de suspension ferment le cortège funèbre

Celui des mots disparus.

 

Les mots globulent in the blood.

 

 

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Publié le par margimond

Le sang

 

Bénévole

Fier de l’être

Et las de vivre

Je suis allé donner mon sang

Ils n’ont pas voulu tout prendre

Ne valait-il déjà plus rien ?

 

Je suis rentré à la maison

Avec ce qu’ils avaient laissé

Et j’ai vidé le reste dans l’évier.

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Publié le par margimond

 

Dévoyage au bout de la nuit

 

Dévoyage au bout de la nuit

Empruntée sur Internet. Référence : SPA 45 M 1037Photographe SPA : Albert Moreau

 

 

A quoi pense t-on lorsque l'on est dans l'Aisne, même par une magnifique journée d'un printemps si proche...

On pense, bien sûr à cette effroyable guerre qui fit 19 millions de victimes, à tous ces hommes, paysans, commerçants, ouvriers, pour la plupart, morts dans un conflit capitaliste dont ils ne connaissaient probablement ni les tenants ni les aboutissants.

On pense aussi à toutes ces ordures de généraux, qui savaient, eux, et leurs ribambelles de petits chefaillons près à sacrifier "leurs hommes" en espérant seulement une promotion de leur pouvoir.

On pense à toutes ces jeunes vies brisées, déchirées et perdues à jamais.

Nausée... Envie de vomir.

Mais aujourd'hui, le soleil est là, il me ramène à la réalité d'un XXIe... Où finalement pas grand chose n'a changé.

Nausée... Envie de vomir.

Le soleil est là, dans ce printemps en devenir. Essayer d'oublier ces instant de malaise. Les rayons du soleil éclairent ma carte IGN... Le petit symbole, là... J'y suis...

 

Cliquez ici pour voir la suite du reportage

 

 

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Publié le par margimond

Journée de la femme : faudrait pô dépasser les limites !

 

Cette année encore, tu as décidé de défendre la cause féminine. Soit !

Ce qui est parfaitement louable de ton point de vue, puisque tu es une femme. Si j’en avais été une, j’aurais eu ton rôle. Dieu merci, cela n’est pas. Mais as-tu pensé un instant au calvaire que tu m’infliges durant cette infamante journée ? Chaque année, je dois subir cette humiliation, cette abjecte souffrance tant physique que morale : préparer le repas sous ton œil altier et triomphant ; éplucher les légumes ; cuire la viande ; mettre le couvert ; même faire la vaisselle. Tu ne m’épargnes rien !

Ne me regarde pas comme ça, tu vas me faire mourir de honte. Oui, bon sang, c’est ça ! Tu veux me faire mourir !

Voilà déjà trois mois que je redoute ce jour, j’essaie psychologiquement de m’y préparer. Voudrais-tu me voir consacrer les trois mois suivants sur le divan du docteur Freud ou pire, celui de Lacan ?

Arrête de glisser tes pieds sous la table en attendant que je te serve ! Ça m’énerve.

Ne me préfères-tu pas dans de plus augustes tâches : prier, faire la guerre, lire le journal, supporter le PSG en buvant des bières ?

Pourquoi vouloir avec tant d’acharnement troubler l’ordre cosmique ?

Comment ?  Ce soir aussi, on inverse les rôles ? Tu ne veux plus jouer à ma petite esclave !

Là, vraiment, tu as dépassé les limites.

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Publié le par margimond

Encore un peu de fumée

Je vous le promets, c'est la dernière volute yes

 

 

Ce matin, alerte au feu…ma boite à l'être est en alerte, réalité ou exercice ? Nul ne sait et chacun s’en tape... Et puis, il est encore tôt, j'ai à peine les yeux ouverts. Bon an mal an, on se prête au jeu qui n’en est peut-être pas un. Une heure sans travailler, même mal payée, c’est toujours ça de pris ! Alors, dans une panique tranquille, avec nos incertitudes et nos sacs, tout le monde descend…puisqu’on sait que la fumée monte. L’essentiel c’est de ne pas se croiser.

Avec la partie de mon cerveau - celle que je n’utilise pas pour regarder là où je mets les pieds - je pense… Donc, je suis. Et bien oui… Je suis de ceux qui sont sensés savoir où se trouve la sortie. Il faut toujours joindre l’utile à l’agréable. Dans le feu d’une passion brûlante qui ne me dévore pas encore, j’entends une voix, tandis que mes collègues s’égayent sur le trottoir, un à un au soleil déjà bien haut sur un horizon nouveau, puisqu’il est l’heure de l’apéro… Je sens qu'on va être encore en retard.

- margi… prends ton stylo… me dit la voix de garage. Tu sais le noir qui écrit bien, celui que tu as piqué hier dans l’armoire à fourniture pendant que les autres escagassaient en réunion. Cette réunion à laquelle tu n’as pas assisté d'ailleurs prétextant qu’il y en aura d’autres toutes aussi inutiles.

Alors j'ai pris mon stylo… le noir, celui qui écrit bien… Et j'ai écrit ça :

 

"Ténuité de la limite entre philosophie et file vite au psy"

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Publié le par margimond

 

Comme il est si souvent dit, il n’y a pas de fumée sans feu. Il serait donc fort légitime de croire qu’il y a un feu sans équivoque possible. Et bien non ! C’est même fort peu probable, car c’est au loin que j’aperçois la fumée. Et plus on va loin dans l’espace, plus on va loin dans le temps. Qui peut donc affirmer que malgré la présence supposée de la fumée ici et maintenant, qu’elle ne soit pas un effet rémanent dû à la vitesse absolue de la lumière ?

Pour faire simple : si elle a existé, existe-t-elle encore dans ce présent déjà passé ou ce futur pas encore là ?

Autre dilemme dû à l’interprétation anthropique et au sens pratique de l’humain pour les représentations conceptuelles que nous pourrions également nommées conceptualisations subjectives :

Au loin, j’aperçois la fumée… Mais, vois-je vraiment de la fumée ? N’est ce pas simplement l’évocation du mot fumée qui provoque en moi sa représentation, ou du moins celle que je m’en fais ?

Et cette représentation, correspond-t-elle à ce qu’elle est réellement ou bien est-ce la partie créatrice de l’esprit humain qui en a fait une image inexacte facile à interpréter et diffuser ?

Le seul moyen à mon sens de résoudre "Ça" pour trouver une réponse fiable, attestant cette hypothèse, la plus logique à son esprit reptilien, c’est d’attendre tranquillement  l’arrivée des pompiers… 

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