Voyage en Dévoyage
C'est peut-être ça
Ou
Peut-être pas
En tout cas
Plus jamais ça
Plus jamais ça et là
Ici et maintenant
Ça va mieux en le disant
En disant ça, je dis aussi
Ça aussi, c'est bien dit
Ça en dit long
Quand ça ?
Où ça ?
Comment ça ?
Qui ça ?
Autant de ça
Autant de questions
Ça surprend
Ça remet en question
Ça n'a aucun sens
Et pourtant
Ça sera
Ou ne sera pas
Je suis au moins sûr de ça
Presque déjà là
Mais pas encore tout à fait parti
Un pont
Où voyagent les images
Un petit reportage sur la Baie de Somme et quelques photos souvent prises dans la grisaille.
Pour l'atelier d'Abécé : Le jardin des mots
Écrivez un texte de votre convenance dans lequel nous trouverons :
Un personnage féminin : une chanteuse
Un personnage masculin : un facteur
Un lieu : la foire
un objet : une brosse
Un verbe : hurler
Un adverbe : lentement
Le facteur n'était pas l'être recommandé pour l'excellence ! Certains de ses collègues le disaient même un peu timbré. Tant et si bien qu'il fut promu responsable du service télégraphe & Minitel.
Un soir, il fit la foire avec ses collègues du centre de tri... Les seuls qui n'étaient pas encore trop sélectifs.
Au lendemain, c'était encore confus dans sa boîte à l'être. Il entendait encore en résonnance, la chanteuse hurler lorsqu'il enfonça lentement le manche de sa brosse à cheveux, qui n'avait rien d'une cerise, dans son gâteau d'anniversaire.
Image Internet
j'entends déjà le chant des sirènes
Ou celui plus probable des oiseaux de mer
Pour quelques instants, je vous quitte
Je retourne d'où je viens, sans toutefois m'éloigner trop du rivage
Je retourne vers la matrice universelle, vers celle d'où la vie a émergé
Là, où les affres du temps
A coup de griffes s’acharnent encore sur les derniers galets
Là, où je vais trouver plein de petits poèmes en pose.
A bientôt
Dans les rues ce matin flottait une odeur que je connaissais bien
Celle de mon parfum
Celui dont elle m’a dit être tombée amoureuse
Le jour de notre rencontre.
Je n’étais donc qu’une odeur
Agréable certes
Mais juste une odeur
Ce matin là elle inondait la ville
Ma présence désormais l’accompagnerait partout
J’étais enfin libre.