Voyage en Dévoyage
Un amour sans fin
Un escargot sans coquille
Un homme sans couilles
Un raton sans laveur
Un paon sans sa roue
Un Hédoniste sans liberté
Un ciel sans étoiles
Une roupie de sansonnet
Un sonnet sans quatrains
Une églogue sans bergers
Un berger sans Justin Bridou
Une crèche de Noël santons
Une boite de conserve sans thon
Un p'tit blanc Sancerre
Une action sanction
Un chausson aux pommes sandale (sans faim)
Une botte de radis sandalette (sans petite faim)
Une botte santiag
Un zorro sans Diégo
Une femme sensuelle
Un sentiment
Sans partage
Asseyez-vous sur un banc et prenez votre temps. Pas le Temps Absolu qui règne en maître sur l’univers, au côté de l’espace, entre la faux et le sablier, celui qui nous ramène sans cesse à l’heure ultime de notre inéluctable devenir.
Non ! Pas ce temps là, mais le temps tout simple avec un "t" minuscule. Un temps sur lequel on peut agir si on s’en donne la peine…et le temps.
Ne prenez pas non plus le temps des cerises, car il ne dure qu’un moment.
Prenez le temps nécessaire.
Ananké disait toujours :
- Prends ton temps, il faut que ce soit beau.
Alors, je le prenais, et quand il me manquait, je prenais celui des autres, aussi, ceux qui couraient sans cesse et sans raison.
- Le temps perdu ne se rattrape jamais me disaient ceux-là.
- Soit, donnez-le-moi, leur répondais-je.
Ils me le donnaient toujours, sans perdre un instant.
Et moi, je prenais le temps de prendre le leur.
Faites comme moi, asseyez-vous sur un banc et avec le temps des uns et le temps des autres, regardez les courir.
Regardez-les perdre leur temps... pour gagner de l’espace.
Ceci est un carnet à souches
C'est un vieux carnet
N'est pas vieux qui veut
Car nait toujours le mot
Dans le chant des oiseaux
D'un printemps nouveau
Les mots s'invitent
Au bal de l'incipit
C'est là que tout se précipite
Un stylo
vite
Même à plume s'il le faut
Faut pas qu'ils s'en aillent
Ces mots
Ces canailles
Qui s'encanaillent
Et qui s'agitent
Ça frise la redite
Ils veulent une histoire
Même très noire
Avec un stylo à pompe
Qui tire des traits
à l'encre de Chine
ou d'ailleurs
Il faut la jouer fine
Pour que les mots s'assemblent
Sur une seule ligne
Mais quand le stylo désarme
Quand la phrase rend l'âme
Le poète est en larmes
Sans tête, sans idée
Même quand il s'entête
C'est la défaite
La Liberté est bafouée
Texte inspiré d'un fait réel : sur un de mes vieux claviers, le E et le M étaient récalcitrants, il me fallait parfois taper sur les touches plusieurs fois avant d'afficher la lettre.
tape
tape
Tape
tape
tape
enter…
Screen :
… On air
AIMER
ELLE - Tu n’en manques pas
Je suis partie de celui que tu appelles en vain
Le mot de ta main
Le mot de tes maux
Le soupir
la pause qui s’éternise
Tu es soufflée ?
C’est du vent tout ça
Souffler n’est pas jouer
Alors disparais
Tu es lettre
Improbable message
Imposteur et sans visage
Retourne à l’envoyeur
Mon amour est ailleurs
LUI - AIR de rien je suis là
Tu es Jeanne
Et moi le feu
Pourquoi tant de froideur
ELLE - Je suis l’air glacé d’un dernier soir
Le feu éteint du désespoir
La note qui dénote
La blanche sur fond noir
ELLE - C’est le droit d’AIMER que je veux respirer
LUI - Avec ton M effacé
et ton É estompé
Tu rêves poupée avec un clavier usé on ne peut plus aimer
Elle rêva d’un clavier magique
With One touch, escape
…Just do itself
Non, je ne me tairai pas ni ne me terrerai d'ailleurs.
Nous, on aime la poésie, l'art, la tendresse, l'humour, le partage, l'amour des autres, la beauté, la dégante aussi, parce que la vie ici, c'est ça aussi. A tous ceux qui n'aiment pas tout ça, hmmm... Il me semble que nous avons une réponse basique et universelle : "Que les plus gênés s'en aillent"
... Que ceux qui n'aiment pas la vie en finissent avec elle, c'est un droit élémentaire, probablement, mais, soyez discrets, afin de pas perturber celle des autres. Il existe encore quelques coins de Nature, pour s'isoler et se faire exploser dans la joie et... le respect de l'autre. C'est un des rudiments de notre République...
En attendant, je suis triste... et je pisse comme je pleure...
Non, je ne me tairai pas ni ne me terrerai d'ailleurs.
Nous, on aime la poésie, l'art, la tendresse, l'humour, le partage, l'amour des autres, la beauté, la dégante aussi, parce que la vie ici, c'est ça aussi. A tous ceux qui n'aiment pas tout ça, hmmm... Il me semble que nous avons une réponse basique et universelle : "Que les plus gênés s'en aillent"
... Que ceux qui n'aiment pas la vie en finissent avec elle, c'est un droit élémentaire, probablement, mais, soyez discrets, afin de pas perturber celle des autres. Il existe encore quelques coins de Nature, pour s'isoler et se faire exploser dans la joie et... le respect de l'autre. C'est un des rudiments de notre République...
En attendant, je suis triste... et je pisse comme je pleure...