Voyage en Dévoyage
Bonne année 2016, même si il n'y a guère de changement avec l'année 2015, elle est là , qu'on le veuille ou non, avec tous ses restes de chocolats écœurants, de dindon farci, en phase terminale dans le frigo, qui commence à trouver le temps long... Et son cortège de projets et de bonnes résolutions.
Comme il se doit, j'ai décidé moi aussi de me projeter dans le futur. Pas trop loin quand même, car il faut revenir.
J'aimerais bien écrire, quelque chose, oui, mais quoi ? il va me falloir réfléchir autour de ça.
Un journal intime par exemple ?
Voilà un beau projet : "un journal intime pour une année en devenir"!
Je pourrais y noter toutes sortes de promesses et comme il est intime, je serai le seul à lire ces promesses et personne ne saura si elles ont été tenues ou pas. Çà ne vous rappelle pas quelque chose. Rahhhh, la politique ! J'en reviens toujours à elle, même si bien souvent, je doute de son existence intrinsèque.
Il faut que je réfléchisse autour de ça… J’ai le temps, nous ne sommes pas encore en 2017. Il me reste encore quelques mois. Et pour tuer l'ennui, en attendant les prochaines boîtes de chocolat et le nouveau dindon farci, celui qui n'a pas encore stagné dans le réfrigérateur, je vais en profiter pour aller vider mes poubelles… Je paye pour ça ! j'engraisse des sociétés qui font le tri et s'enrichissent de mes ordures.
C'est promis, je vais réfléchir autour de ça en écoutant pousser ma barbe.
J'ai des moments de doute, parfois quant à l'existence de mon blog. C'est pourquoi, j'ai laissé passer un peu de temps... Est-il pertinent, est-il il vraiment utile dans "La Grande Blogosphère Universelle" ? Est-ce que j'apporte quelque chose, ou bien, ne suis-je pas tout simplement en train de me caresser le nombril ? Vos commentaires me laissent penser autrement... Je suis un microbe, certes mais, vous me laissez une petite place. Alors, je la prends.
Bise à toutes et à tous.
Entre le verre à moitié vide et celui à moitié plein, j'ai chois,i grâce à vous... le verre à moitié
Quand les nuages se sont dissipés
Dans le ciel vide d'étoile
Est apparue une étrange planète
Peu à peu le vide a gagné
Il s'est installé
Brutalement
Il a pris place
Ôtant au ciel
Ses couleurs originelles
Et laissant aux âmes
Le peu d'humanité consentie
Mélodies et lumières atones
Pénétraient sans jamais atteindre
Les couches inférieures
D'un idéal à repeindre
C’est au pied du mur qu’on voit le maçon
Moi je l’ai vu
Dans le petit matin
les yeux plein de sommeil
sa gamelle sous le bras
il partait au chantier
Il parlait seul
Dans un mauvais français
Méfiance
Je veux rentrer chez moi
Je suis vieux et fatigué
J’en ai assez d’élever des murs inutiles
Des murs qui s’élèvent comme des harpes vers le ciel
Exhalant les vapeurs de l’humaine suffisance
C’est le mur des lamentations à un dieu sourd
Les murs ont des oreilles
Mais c'est toujours le mur du silence
Mur taché du sang de ceux qui ont essayé de le briser
C’est le mur du son
Comme celui de la honte
Paroles emmurées
Humanité condamnée
A des rêves brisés
C’est le mur-rempart qui protège de l’autre
De ses différences
De son étrangeté
Faire le mur pour fuir la mort
Mur tant de fois repeint mais toujours réécrit
Un mur un mot un murmure comme un cri
Un simple mot
Liberté
Et tous les murs s’écroulent