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Carnet de dévoyage

Voyage en Dévoyage

Publié le par margimond

Ô, comme trois pommes

 

L’enfant sait déjà du haut de ses trois pommes. Pas trois pommes à genoux, comme disent les adultes pour mieux rendre la petitesse de sa hauteur. Trois pommes d’amour, bien rouges, posées fièrement l’une sur l’autre. Trois pommes debout.

Parce qu’il veut vivre debout, lui.

Mais il sait aussi qu’il devra plier. Alors, il se fera roseau. Pas chêne, celui-là casse à ce qu’on dit. Pourtant il est beau le chêne quand il étend ses racines pour mieux  s'ancrer à la terre qui l'élève pour s’élever vers le ciel. Quand il se plante là, petite graine, au beau milieu de nulle part, pour y vivre en paix.

Peut-être qu’il sera chêne.  Il faut qu’il réfléchisse. Il sait qu’il doit faire vite, le temps lui est compté. Le compte à rebours a commencé avec les rentrées de septembre, en rang, deux par deux ou en ordre alphabétique ou encore, les petits devant, les grands derrière… au coup de sifflet, au coup de règle sur les doigts.

Les règles ne sont pas pour lui, c’est son secret, enfin pas le vrai… Jamais personne ne connaîtra son secret. Après tout, chacun son chemin. Juste un petit chemin de traverse, traversé lui même par les rayons du soleil. Pas de chemin de croix, ou de Damas, pas chemin de rondes, pour y danser comme sur le pont d’Avignon avec des « madame » qui feront comme ça et des « monsieur » qui feront comme ça, aussi.

L’enfant sourit

Il fera comme ça aussi de temps à autre.

En apparence seulement.

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Publié le par margimond

Nuit d'amour

 

Cette nuit là les loups se sont tus 

La lune a fait l'amour au soleil 

Et le petit jour est né 

Je vais aller dormir  un peu

 

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Publié le par margimond

Avallon suite et fin

 

Les dames d'Avalon

Dans les brumes du même nom

Avalons cette histoire

Et nourrissons le brouillard

Qui s'installa un matin d'été

Comme un regard posé

A deux pas de l'automne

 

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Publié le par margimond

Rêve de brumes

Rêve de brumes

Rêve de brumes

Rêve de brumes

Rêve de brumes

De ma fenêtre
Dans les brumes d'Avallon
Ou non loin de là

 

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Publié le par margimond

Rêve de glace

Rêve de glace

 

Dans la touffeur de l'été
Des forêts enflammées
Les derniers glaçons faseillent
 

1, 2, 3, Soleil


Sombrer doucement dans l'éternité
D'un grand verre de thé glacé

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Publié le par margimond

Oui au p'tit coraya
c'eut été une belle vacherie de lui préférer le p'tit corps à Io

 

Accord à corps

 

Accord à corps

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Publié le par margimond

Les vacances d'été, voici le temps des cartes postales. J'ai imaginé la correspondance, sous cette forme très courte, d'un homme en quête de celle qu'il n'a jamais cessé d'aimer depuis le jour où elle l'a quitté.

 

 

Cartes Postales

 

 

Baie de Somme, août 1925.

Comment te sens-tu depuis notre rupture. Ici le ciel est gris depuis que tu es partie, il n'a pas cessé de pleuvoir. J'espère qu'il y a un petit rayon de soleil par chez toi.

 ...

 Baie de Somme, août 1925.

Depuis ton départ, voilà huit jours qu'il pleut sans discontinuer. Je sais, chez toi le soleil est sans doute revenu.

 ...

 Baie de Somme, août 1925.

Me voilà reparti, demain, je serai loin d'ici, donc, plus près de toi. J'aurai peut-être moins froid. Y aura t-il plus de soleil ?

 ...

 Île-de-France, septembre 1925.

Lorsque je suis arrivé, tes volets étaient fermés. Sans doute, tu étais déjà repartie. J'ai cru que tu n'aimais que nos voyages, loin des avions et du tarmac. Ceux que nous faisions lorsque nos corps ne faisaient qu'un.

 ...

 Île-de-France, novembre 1925.

L'hiver déjà a pointé son nez, le soleil n'est plus guère vaillant. Au coin de l'âtre, je regarde par la fenêtre. La forêt est déjà toute blanche. Je pense à toi, et j'ai froid. Et toi, quel temps as-tu ?

...

Manduria Italie, avril 2001.

Je suis retourné au pays, je n'avais plus rien à faire ici. Le soleil de l'Italie réchauffe mes vieux os. J'espère que tu es heureuse et que tu as trouvé le bonheur que tu mérites.

 ...

 Manduria Italie, novembre 2010.

C'est probablement les dernières cartes postales que tu reçois de moi. Le soleil déjà a brûlé mes yeux et mes mains tremblent. Pourquoi ne m'as-tu jamais donné de tes nouvelles, pourquoi ?

 ...

 Manduria Italie, novembre 2011.

Cette fois, c'est la dernière carte que je t'écris. Inutile même que la poste te la fasse parvenir. Mon soleil s'éteint peu à peu, l'obscurité m'attend. Je sais, j'ai su sans vraiment le croire, l'avion que tu as pris le jour de notre rupture n'est jamais arrivé à destination. Je pense toujours à toi.

 ...

 

 

Cartes Postales

Cartes Postales

Cartes Postales

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Publié le par margimond

Ils regardent l'horizon

Au fil des saisons qui les ont vus naître

Posés sur le sol

Souvent ancrés pour qu'on ne les vole

Ils sont au ban d'une humanité

Qui n'a plus un instant pour les éprouvés.

 

 

Au ban public

Une photo qui m'a été amicalement prêtée par Étienne que je remercie. 

 

Au ban public

Au ban public

Au ban public

Au ban public

Au ban public

Au ban public

Au ban public

Au ban public

Au ban public

Au ban public

Au ban public

 

Au ban public

Au ban public

Au ban public

Au ban public

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Publié le par margimond

Coeurs copulatoires

ceriagrion tenelium Agrion délicat

Coeurs copulatoires

Ishnura elegans - Ishnures élégantes

 

Deux mots

Deux images

Et on entre en Poésie

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Publié le par margimond

 

Loin là-bas, la lune lugubre luit

 Le loup lorgne le lapin

les lépidoptères laissent le liseron

les légionnaires lèchent les lances
Le long lopin labouré légèrement Lili lâche le labeur
Lili lessivée lorgne le lit luxueux, les loukoums, la limonade
Le lourd lampadaire libère la lumière
Le lit lénifiant, Lili lovée lit le Littré ludique
Lulu, le laboureur libidineux localise le lupanar

Lulu le loqueteux, longeant la litière, le lingam lustré, lorgne les lolos louchant à Lili

Le loustic lubrique, lèvres luisantes lâche la laitance

Le lino luit, Lulu loupe le lampadaire

Lili la Lesbienne larmoyante lacère le laboureur libertin
Le laboureur labouré

Lili livrée

 Lili logée

 Liberté ligotée.

 

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