Voyage en Dévoyage
"I'm The big boss"
"The king of the process"
"L'homme de toutes les situations"
"Vous en avez rêvé, je l'ai fait"
"Sans moi, rien de possible"
Je suis devant la glace qui refuse,
de plus en plus souvent, la présence de mon image
Il me reste si peu d'âme à vendre...
A vendre, oui, mais à qui ?
Montage numérique
Face ou pile
Pile ou face
Face je pile
Sans cesse on ressasse
Ces vieux sarcasmes débiles
Toujours les mêmes menaces
On se lasse
Rien ne se passe
Quand nos nombrils rutilent
Plus rien ne s’efface
Dans l’espace-impasse
Le subtile se fait futile
Tout vacille et tout casse
Plus rien n’est efficace
L’audace devient immobile
Et nos carcasses inutiles
Avant d'entrer dans la forêt, il te faut aller au rendez-vous, près de l'arbre à palabre.
C'est ici, que tu apprendras tous les secrets qui te permettront de rencontrer les lutins d'automne.
C'est ici, que tu apprendras à te coucher sur la terre gorgée d'eau pour les rencontrer.
C'est ici, aussi, que tu apprendras l'humilité devant ce petit peuple de la Terre.
Les premiers lutins font leur apparition : le jeune Xylaria hypoxilon se confond avec les mousses... mais son mimétisme n'est pas encore très au point, il te faut lui pardonner !
Tandis que pholiota mutabilis se fait la proie du règne animal...
... Mycena galopus nigra travaille un peu du chapeau... Il est lui même phagocyté par ses pairs.
saprophyte comme ça peut ! ( un champignon microscopique que je n'ai pas encore identifié).
Celui-ci, se cache dans l'intimité de l’arbre, il tente d'échapper à ses prédateurs
Il sait que l'automne sera court.
Lenzites betulina se pavane sans dessus- dessous, sans pudeur aucune, c'est un artiste, il le sait.
La nuit va bientôt tomber, tu es fatigué, tu 'aimerais tant t'allonger sur le doux duvet de ceriomyces albus. Il est bientôt 17 h00 dans le monde où tu vis, il te faut rentrer... Le chemin est encore long....
... Et tu n'as pas de lumière à ton vélo...
Tu regardes les voies, Léa
Tu les écoutes, aussi,
Parfois tu railles, souvent tu dérailles
Contre le bruit qui n’est plus que silence
Contre des trains en errance
Dans le brouillard épais
De tes rêves défaits
Montparnasse est silencieux
Même si quelques carcasses
Pour le mieux essaient
De rassembler leurs essieux