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Voyage au bout de la nuit 2

Voyage au bout de la nuit 2

 

Ver géant aux yeux écarlates

Monstre  d'acier

 grisé d’obscurité

Extrait de la gueule des enfers

Tu ralentis et t’arrêtes dans la lumière

 

Le tracé est libre

Pas de désespoir sur ta voie

Aucune vie à dévorer

ce jour là

 

Tu ouvres tes flancs

Des carcasses vides en survie

S’y engouffrent rapidement

Les gestes sont lents mais aboutis

 

Flancs refermés

Souffle vital grondant

C'est le départ

Tu ramènes dans leur nuit

Des êtres innocents

Jusqu'à la porte d’Orléans

Où tout le monde descend

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E
Je prends souvent ligne 14 (modernité) puis ligne 12 (archaîsme) et j'observe les gens. J'aime bien observer les gens. Et puis les noms des stations me font rêver, assemblé nationale, solferino, Rennes, Notre dame des champs....mais c'est de temps en temps le quotidien tue le rêve...
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S
  je viens en chercher quelques uns pour dégorger le monstre , bon par contre j ai pas le permis des bus  yen a un dans l'assemblée qui l'a????  DIRECTION INCONNUE  et on ne revient pas ............. y a des volontaires ???? 
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L
ça fait froid dans le dos !
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M
Le tronçon dont tu parles, je le connais bien !! A Gare du Nord, changement de la 4  pour la 5 ...<br /> Très beau texte, une ballade des pendus -aux poignées comme des araignées au plafond...
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S
très juste Margi ton texte , la photo, et tes réponses aux commentaires.<br /> Tu comprends pourquoi on aime à s'éloigner !<br /> bisous Margi
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Y
houlla, bien contente  d'échapper à tout ça. Ce fut un choix, que je n'ai jamais jamais regretté. Et un monde que je me suis empressée d'oublier.
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L
Bonsoir Denis<br /> Cela semble assez effrayant ! sommes allés il a si longtemps ....  en visite à Paris et donc parcouru des kms de galeries en métro ... heureusement un mari particulièrement débrouillard, car j'avais une peur bleue de m'y perdre....<br /> Mais ce souvenir du métro de Paris n'est rien en comparaison de celui de Rome ! Jamais été aussi  écrasée de ma vie que dans le métro et les bus de Rome ! une horreur......<br /> Je plains de tout mon cœur tous ces gens obligés de subir cette folie tous les jours plusieurs fois par jour.... Pas des vers solitaires, Ok, mais formidablement seul(e) dans cette foule agglutinée !<br /> Merci pour ce texte magnifique qui émeut bcp et bonne soirée
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S
Tu parles de ce monstre d'acier ..... le gars de mon dernier livre   parlait du monstre qui dévorait les livres au rebut ...... machine qu'il détestait car lui les livres il les aimait, il sauvait quelques pages qui restaient collées au bord des dents de l'horrible affamée .......et il lisait tous les jours des histoires à ces gens qui justement prennent  ...... ton monstre à toi ............ feuille par feuille histoires décousues, n........... il faisait oublier à toutes ces fourmis qu'elles allaient au turbin ................... dans ton monstre d'acier  
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P
j'y ai ramé hier soir.... c'était plein ..le monde courait mais vers où..<br /> beau texte. bonne journée Denis
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Q
Et cette semaine, ça ne va pas s'arranger...<br /> Terrible pour les travailleurs qui l'utilisent chaque jour... Tu as bien décrit le problème...<br /> Merci pour ce poème, Margi. Passe une douce journée.
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P
Bonjour Denis,<br /> Est-ce une photo traitée en mode bd ou un dessin issue d'une photo ? C'est très réussi.<br /> Et le poème colle à cet "outil à suicide". Vision noire.<br />  <br />  
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B
sur ce coup là, suis bien contente de ne pas avoir de métro à prendre chaque jour !<br /> pour moi le métro parisien est signe de séjour détente à Paris sans stress urbain :)<br /> bises denis
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A
La vie de banlieue<br /> c'est pas du gâteau<br /> c'est juste<br /> Métro, boulot, dodo<br /> quand les portes s'ouvrent<br /> les zombis s'engouffrent<br /> toujours la même chanson<br /> avec l'odeur en prime<br /> le matin endormi<br /> le soir assoupi<br /> son cheval de bataille<br /> roule sur des rails<br /> La vie de banlieue<br /> c'est pas du gâteau<br /> c'est juste<br /> Métro, boulot, dodo<br /> chaque jour dans la rame<br /> sans y penser<br /> il rame<br /> et dire qu'enfant<br /> il rêvait<br /> d'être chemineau<br /> La vie de banlieue<br /> c'est pas du gâteau<br /> c'est juste<br /> Métro, boulot, dodo<br /> Quand sonnera la retraite<br /> il sera tout juste chaud<br /> pour jouer<br /> aux dominos...
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J
Métro émotif.<br /> Des mots pour le dire<br /> Dans une ville présente par son absence<br /> Un désert dans la multitude<br /> L’homme entraîné malgré lui<br /> Trainé, train, train<br /> L’homme subit<br /> Monte descend<br /> Est-il vraiment innocent<br /> Ou inconscient ?<br /> Il survit<br /> Voit-il vraiment ?<br /> Aveugle ou aveuglé<br /> Par les yeux rouges<br /> Du monstre d’acier<br /> Arrêt<br /> Tout le monde descend<br /> Terminus<br /> <br /> Minus ver de terre.
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M
Un poème très vivant et un peu effrayant, avec le recul. Chacun pour soi dans ces cas là. C'est le 18h02 ou rien parce qu'après, il y a le 18h45 à la Gare de Lyon et le bus de 19h14 à Villeneuve St Georges.<br /> Vie parisienne, mise en musique par Offenbach.<br /> Bonne fin de weekend
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T
Métro boulot lombric.
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