Rien de neuf Léa
Que du vieux qui attend sur le bord
Le vieux nocher des morts
Tandis que temps passe sans savoir où il va
Dans la salle des pas perdus
Tout est foutu
Les aiguilles coupent l’espace taillé dans la masse
De la matière qui sombre
Sans rien faire d’autre que de l’ombre
La grande aiguille n’a plus rien à perdre
Pas une minute
Elle tourne le plus vite qu’elle peut
Elle entraîne la petite qui s’efforce de prendre son temps
Sous les yeux de Chronos qu’elle n’eut pas l’heur de connaître
Elle disparaît déjà
Été sans jamais être
Ensuite ?
Toujours rien de neuf
Le temps continue à passer
Sans les heures qui se sont effacées
Chronos est toujours affamé
Le vieux nocher sait attendre
Et toi Léa tu es là
Égarée sur un quai
Ne sachant plus où aller
Ni où poser ces fichus paquets