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Carnet de dévoyage

Voyage en Dévoyage

Publié le par margimond

Les derniers poètes

 

Tandis que le fleuve roulait ses ordres moraux, arrachant aux rives instables, les derniers lambeaux de dissidence, un vent libéral avait pris en force. Des rafales teigneuses arrachaient au libre arbitre ses derniers remparts, pour les disperser à travers les champs d'honneur.

Au milieu des eaux brunes se noyaient les derniers esprits éclairés. Leurs poumons s'emplissaient de la pensée unique à laquelle ils ne pourraient survivre.

Une lune blafarde crevait avec peine un ciel qui s'embrunissait peu à peu, jusqu'à se fondre avec les eaux fangeuses du fleuve.

Sur la rive, quelques poètes luttaient encore contre le déracinement. Ils se risquaient malgré le vent, à graver sur l'écorce des arbres à palabre, le mot Liberté. Mais la pointe émoussée de leur plume refusait toutes traces.

Le vent passa son dernier coup d'éponge et la Terre devint propre.

En contre bas, l'argent sale honora la fondation d'un village aux maisons toutes blanches et identiques. 

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E
https://www.youtube.com/watch?v=S-fs6VBPTxc<br />  <br /> Bon dimanche Margi ! 
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F
Bonjour cher Margimond,<br /> Mon petit passage amical pour te souhaiter un bon dimanche et une agréable semaine.<br /> Merci pour tes visites, c'est toujours un plaisir <br /> Bisous de Florence
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B
...Et la Terre devint blanche. Blanche, dépourvue d'aspérités, sans même un grain de poivre. Telle une orgie d'épuration. Un recyclage extrême jusqu'à l'absence de contraste. Une désertion des contraires.<br /> Une tempête de pureté virginale stérile. La couleur s'en est allée avec les dissidents dissous dans les remous du fleuve brun. Le gris beige est devenue albâtre. Un monde uniforme d'où rien n'émerge, rien ne se crée, rien ne disparait. Figé dans son unicité terne et aphone.<br /> Dans le blanc du firmament nait un souffle léger d'abord, se gonflant progressivement non d'importance mais de force. Comme une magnifique colère qui enfle et dérange l'unité morte provoquant de petits gromelos de nuages de nuances ivoire. Des dissidents de blancs qui se teintnt de rose et de jaune. Oh légers très légers mais tout de même. A ne pas négliger.<br /> Le blanc pisse de trouille et se teinte de vert. C'en est fini du grand décapage radical. L'unité totalitaire sent sa fin approcher. Prend la couleur du deuil. Se pare de rouge violent. C'en est fait de propreté. Le temps de la différence avec son cortège de différents, d'insolite et de marginal, de conformistes et d'autoritaires, de créatifs et d'originaux se réveille. Paraissant faussement semblable à hier. Assagi de l'expérience de la grande lessive en cours de retraitement...<br /> Les couleurs s'étalent dans une multitude de nuances contrastées et douces. Jaillissement créatif heureux.<br />  
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F
Bonjour cher Margimond,<br /> Mon petit coucou amical pour te souhaiter un bon week-end.<br /> Je te donne le lien de mon blog perso : http://florence-soprano.eklablog.com<br /> N'hésites pas à laisser des commentaires, tu as le choix dans les rubriques LOL<br /> A bientôt.Bisous <br /> Florence 
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M
Rassurant de voir qu'il y a encore des potiers qui veulent fabriquer quelque chose avec la glaise...entre les fêlés et les casseurs, le monde est toujours à refaire...
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P
Pourvu que les poètes et les artistes en général, puissent s'exprimer encore longtemps !!!
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L
plutôt des champs d'horreur que des champs d'honneur !
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L
Coucou Margimond<br /> Un texte magnifique et haletant ! tout à fait dans la mouvance de BOUALEM SANSAL (2084 : la fin du monde) et de celui que je suis en train de découvrir : AHLAM (les rêves) de Marc TREVIDIC dont je te livre une affirmation qui correspond à ton article :<br /> "...... L'affrontement entre la Beauté de l'art et le fanatisme religieux peut commencer.<br /> Roman qui trace de façon implacable, glaçante, le portrait d'un monde qui chavire !<br /> Et de bien d'autres livres actuels à découvrir....<br /> De quoi flanquer le bourdon ! <br /> Bisous Denis et merci
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F
Révérence chère Margimond,<br /> Mon petit coucou amical pour te souhaiter une bonne journée.<br /> Merci pour tes visites, c'est agréable de lire des gentils commentaires ! <br /> Bon mardi à toi, gros bisous.<br /> Florence 
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P
les hommes sont tous des prédateurs, les poètes aussi.mais bel article
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B
ta photo a été prise lors des inondations et autres coulées de boue ? j'aurais pu en faire une ressemblante ;)<br /> bisous et belle soirée
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J
Mort de l'écrivain Maurice G.Dantec, conteur pessimiste du futur, écrivain de la fin des temps...
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Y
nous y voilà....tout droit, sans détour
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M
Bonjour Denis<br /> Ici, ce ne sont pas quelques poètes, mais tout un peuple luttant contre la domination du père, puis du fils et, peut_être plus tard, du petit fils.<br /> Bonne journée
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F
Je reviens sur ton blog pour te remercier d'avoir mis mon blog dans tes liens <br /> Re gros bisous !<br /> Florence
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Q
Euh... l'image et les mots me font frémir.<br /> Que les derniers poètes ne soient jamais livrés à la boue... je ne voudrais pas vivre dans un monde sans espoir.<br /> Passe une douce journée Margi.<br /> (texte magnifique au demeurant. Il fait réfléchir)
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A
Je reviens juste pour peindre mes volets en vert
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J
Littérature apocalyptique ?<br /> « Qui a un goût prononcé pour le symbolisme, l’allégorie. »<br /> « La littérature apocalyptique est une littérature de résistance par laquelle les visionnaires font à la fois entendre un message d'interpellation, en portant un regard critique sur le monde dans lequel ils vivent, mais aussi d'espérance pour des groupes fragilisés qui sont ou se sentent opprimés. »<br />  <br /> Ton Apocalypse Margimond est inachevée,  s’il te plaît Margi écris la suite ;  celle où la clef « Espérance » ouvre la porte qui se trouve au fond de toutes ces maisons blanches et uniformes. Celui qui ose, celui qui se donne la peine de l’ouvrir sans peur, mais avec le désir de faire mieux pour tous, verra une nouvelle terre qui remplacera celle totalement dévastée. Cette terre est en jachère fleurie, elle attend les utopistes les poètes les humanistes, les chercheurs, les belles volontés….
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F
Révérence Margimond,<br /> Après t'avoir répondu dans mon blog, me voici sur le tien que je découvre avec intérêt.J'aime beaucoup ta bannière, superbe !  <br /> Ce texte est superbe, il est de toi ?<br /> J'ai mis ton blog dans mes liens, je reviendrais.Je suis ravie de faire ta connaissance.<br /> Passes une agréable semaine.<br /> Bisous de Florence 
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T
Des mots qui ne surfent pas sur la vaguent, qui la scrutent de l'intérieur, le remous boueux, sale et pourtant bien réel. Très réussi.
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