J’étais parti pas loin
A quelques pas de là
Juste à quelques pas de moi
Sur des chemins de traverse
Hors de moi
Hors de toi
Hors du temps présent
Gagné par l’ivresse
Vaincu par la détresse
Assis sur ce banc
Au sable trop envahissant
J’attendais un élan suffisant
Pour fuir ce néant naissant
Mais la mer était là
Devant moi
Elle me rêvait rocher
Qu’elle aurait caressé
De marées en marée
Pour l’éternité
Rêve devenu réalité
Le banc s’est ensablé
La mer a débordé
Et moi, tout jeune rocher
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