• De Swagger

    De Swagger

    récit inspiré du film Swagger*

     

    Je vis dans une de ces maisons-tour, une maison que personne ne souhaite habiter, pas même les architectes qui les ont imaginées un jour, du haut de leurs plus bas instincts. Chez moi, le soleil n'entre que par effraction et lorsque je regarde par la fenêtre, je vois la dalle, tout en bas, si froide, si attirante. J'ai souvent envie de m'y jeter, ça serait tellement facile, tellement plus rapide que cet ascenseur hors service depuis si longtemps. Ici, le temps ne se mesure plus, il passe. On ne sait jamais quand il revient, on l'attend, accoudé au balcon.

    J'ai le privilège d'habiter le 16e, il n'y a plus rien d'autre que le ciel azuré au dessus de ma tête, même si parfois quelques rares vols d'oiseaux osent encore survoler ma maison-tour.

    De sacrés swaggers ces oiseaux, quand même, comparés à tous ces clones en Nike qui arpentent la dalle.

     

    * Le terme Swag ou Swagg vient à l’origine du terme ‘Swagger’ en anglais qui signifie globalement « la manière de se présenter au monde avec confiance et avec style ». C’est la sophistication du style vestimentaire associé à une attitude « cool ».

    Être « un Swagger » ou « être Swag » est une façon de se comporter et d’apparaitre au monde d’une manière qui génère du respect au sein de votre entourage.
    Le terme Swagger a longtemps été utilisé dans le quartier noir américain entre la fin des années 70 et le début des années 90. Le terme est réapparu depuis les années 2000 en étant popularisé par certains rappeurs d’Atlanta et de Houston.

    Le Swag est par définition la résultante de l’association d’une attitude décalée et d’un look différent qui vous permet d’être perçu par votre entourage comme une personne à part, autant par votre comportement atypique que par votre style avant-gardiste ou décalé.

     

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  • Commentaires

    25
    Mardi 21 Février à 06:51

    je vois souvent rouge mais je ne suis pas swag.. je me montre telle que je suis

      • Mardi 21 Février à 11:43

        Mais, c'est déjà un bon début ! yes

        Bise Françoise

    24
    Jeudi 9 Février à 18:22

    Bonsoir Margimond,

    Je ne connaissais pas ce mot, on en apprend tous les jours lol On vit tous (ou presque) dans des swaggers.Si on pouvait, mon mari et moi on vivrait dans une maison car on aime pas la vie en HLM.Depuis plusieurs années on arrive toujours pas à s'y faire.

    Je vois que tu passes souvent sur mon blog sans laisser des commentaires, dommage, j'aime bien lire les coms des amis.Peut-être que mes articles ne t'inspirent pas ? cela arrive lol

    Bonne soirée, bisous.

    Florence 

      • Vendredi 10 Février à 14:54

        Il faut parfois passer par là en attendant des jours meilleurs qui arriveront, j'en suis sûr.

        Effectivement, je vais voir ton blog comme celui de tous mes "blog-potes". Il m'arrive parfois soit de passer rapidement, soit de ne pas commenter pour éviter de tomber dans la banalité du "Rhaaa, c'est beau", histoire de commenter.

        Bisous de bel apm.

    23
    Jeudi 9 Février à 15:15

    Bonjour Margi,

    Même illustré en rouge, ton texte noir est profondément mortel.

      • Vendredi 10 Février à 14:45

        Mon texte est un peu noir, certes, mais le plus profondément mortel se situe essentiellement entre le bord du balcon du 16e et la surface de la dalle happy

        Bonne journée à toi Pierre.

    22
    Jeudi 9 Février à 12:17

    Drôles d'oiseaux... J'ai noté tous tes indices sur ma feuille de route et hop, partie pour un petit dévoyage ;-))... Je n'ai vu que la bande-annonce de ce film, mais oui ça déménage. Je suis partie aussi à la chasse au mot et j'ai vu que --rhoo tu es trop fort Margi-- le terme swagger était apparu au 16ème !!! siècle dans Le songe d'une nuit d'été !What hempen home-spuns have we swaggering here,
    So near the cradle of the fairy queen?

      • Vendredi 10 Février à 14:40

        Je te remercie pour ce petit dévoyage à travers le monde merveilleux de l’étymologie. Effectivement, to swagger signifie fanfaronner et ce mot a bien été inventé par William Shakespeare.

        On sait déjà que c'était une bonne poire, mais était-il bien sérieux ce Shakespeare. Ce mot serait né entre "le songe d'une nuit d'été" et "l'être ou ne pas l'être" ?... Hummm, ça devait être de la bonne pour que ce mot vibre encore  à travers les murs en béton bien vibré (depuis 400 ans) au 16e étage d'une tourniquée (ça, c'est pas de Shakespeare ou je me jette du haut de la dalle !) happy.

        Bises de belle journée.

        Un bisou à Lucie.

         

    21
    Jeudi 9 Février à 09:11

    Je ne connaissais pas ce mot... merci !

    J'aime beaucoup ton récit, habiter le 16e... mais un étage d'une tour qui n'est certainement pas dans le XVIe arrondissement... :)

    Bises amicales et douce journée Margi.

      • Vendredi 10 Février à 11:53

        Il en existe certes très peu dans le 16e, Ben, oui, c'est normal, ce sont les architectes qui y habitent. Il y a 16e et 16e. La différence ? Juste la dalle happy

        Bises amicales Quichottine et belle journée.

    20
    vio
    Mercredi 8 Février à 15:58

    j'aime bien ton texte, bravo

    quant au mot swag, je l'ai découvert et compris y'a pas longtemps grâce à FB... et c'est pas moi qui suis dans l'swag hein :D 

    et sinon l'une de mes grand mère vivait en HLM dans les années 70/80, (gros immeuble entouré d'autres immeubles avec un "bois" en bas que je visualisais comme une forêt alors qu'il n'en n'était rien,  c'était souvent puant et un chouia mal fréquenté (surtout la cave que j'étais allée explorer en téméraire lol) mais à cette époque en tous cas, 'avait une belle ambiance, avec les portugais d'en bas, la voisine d'en face etc. en tous cas, enfant, j'adorais l'ambiance et je courrais les escaliers (6è étage) quand le marchand de glaces klaxonnait.

    je sais bien que c'est ma vision d'enfant à une certaine époque ; je sais que les choses ont changé et qu'il y a des endroits beaucoup plus hostiles que celui que j'ai connu chez ma gd mère.

    bisous !

      • Vendredi 10 Février à 11:43

        Je te pardonne mon enfant et absous toutes tes fautes et tous tes oublis yes

        Les HLM dans les années 60/70 étaient bien différents de ceux d'aujourd'hui. Ils étaient des habitations temporaires dans l'attente de pouvoir acheter une Vraie maison. Aujourd'hui, la majorité de ceux qui y vivent savent qu'ils vont y crever. Il est grand temps de ré-allumer les étoiles.

        Bisous Violaine et bonne journée

      • vio
        Mercredi 8 Février à 15:59

        pardonne mes fautes et oublis de mots, c'est ça quand on va trop vite ! 

    19
    Mardi 7 Février à 14:07

    Je te croyais brave, tu n'es qu'un fanfaron

    tu habites le 16e étage et je te croyais sur la canopée

    tu dis vouloir te jeter sur la dalle

    et en fait chaque jour tu crèves la dalle

    tu dis que l'ascenceur est HS

    mais en fait t'es claustro 

    pas encore claudo t'as encore de quoi payer des impôts

    Dis, plutôt que de swagger va donc nager ou swinger avec un oiseau rare...

     

    En toute amitié évidemment Denis sarcastic

     

      • Vendredi 10 Février à 11:29

        Tu vois, comme je le disais à Justelenoir : NE JAMAIS SE FIER AUX APPARENCES. clown

        Avec mon nez de clown

        tu ne m'avais pas reconnu

        Parmi tous ces clones

        et ces parvenus

        Vivre le 16e, c'est de la balle

         ici on ne crève jamais la dalle !

        La canopée me fait flipper

        je lui préfère le canapé

        en cuir de préférence

        histoire de sauver les apparences smile.

        Bise Jama smile

    18
    Mardi 7 Février à 10:12

    bonjour

    on est tous des swaggers,

    car on est toujours different ou on pense differemment selon les yeux et les oreilles qui nous entourent

    LOL

      • Vendredi 10 Février à 11:15

        Tu as raison, alors, ne jamais se fier aux apparences happy... Et ne jamais oublier de mettre son nez de clown avant de sortir ! clown

    17
    Mardi 7 Février à 09:05

    Habiter tout la haut  être plus près des oiseaux .... mais en fait non puisqu ils sont rares .... alors je suis bien heureuse de vivre tout en bas et de voir ma colonie de petits piafs qui vient picorer jusque derrière la vitre dans la boite des croquettes de ma mimine ...... Quand j'arrive en ville je suis pas fan de ces architectures ....mais je dois pas être dans le coup !   (rire) 

    Bonne journée Denis 

      • Vendredi 10 Février à 11:11

        Qui pourraient aimer ce genre de constructions ? Ceux qui les habitent non pas trop le choix.

        Belle journée à toi Saby.

    16
    Mardi 7 Février à 08:51

    Comme disait un de mes neveux, "c'est pratique chacun a sa petite case", oui MAIS, je n'y trouve pas toujours le convivial frown

    Les architectes n'habitent quasiment jamais dans leurs œuvres, ils devraient pourtant tester, ils ne seraient pas déçus de l'expérience arf

      • Vendredi 10 Février à 11:08

        Une case en en terre et en bois, oui, mais pas celles en béton qui s'empilent les unes sur les autres.

    15
    Mardi 7 Février à 07:50

    Denis,

    Il balance bien ton texte je trouve.

    @+

      • Vendredi 10 Février à 11:05

        Merci Thierry, Oui, le plus dur, c'est l'arrivée sur la dalle ! happy

    14
    Lundi 6 Février à 22:21

    C'est sûr qu'on peut en perdre la tête. Qu'ils soient tout la-haut ou sur le macadam, on ne laisse pas trop de chance à ces gens-là.

    Bonne soirée Denis

      • Vendredi 10 Février à 11:03

        Si il y a autant de cités si tristement reconnues en France, c'est que la misère au XXI ne cesse de grandir, tout en sachant, bien entendu, que plus il y a de pauvres et plus il y a de nouveaux riches... Parfois très, très riches.

        Belle journée à toi Pascal. Ici, le temps est tristounet.

         

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