• Jamais autant mon corps n'a frissonné ... J'avais envie de partager avec vous ce tout petit moment d'émotion et de poésie... Sans trop oser, je l'avoue.

    Mais, n'êtes-vous pas des amis auxquels je ne peux rien cacher ?

    https://youtu.be/PLG-BXRwg1Q

     

    Du temps où je n'étais qu'un gosse

    Mon grand-père me disait souvent,

    Assis à l'ombre de son porche

    En regardant passer le vent :

    "Petit, vois-tu ce pieu de bois

    Auquel nous sommes tous enchaînés

    Tant qu'il sera planté comme ça

    Nous n'aurons pas la liberté

     

    Mais si nous tirons tous, il tombera

    Ça ne peut pas durer comme ça

    Il faut qu'il tombe, tombe, tombe.

    Vois-tu, comme il penche déjà.

    Si je tire fort, il doit bouger

    Et si tu tires à mes côtés 

    C'est sûr qu'il tombe, tombe, tombe

    Et nous aurons la liberté.

     

    Petit, ça fait déjà longtemps

    Que je m'y écorche les mains

    Et je me dis de temps en temps

    Que je me suis battu pour rien

    Il est toujours si grand, si lourd,

    La force vient à me manquer

    Je me demande si un jour

    Nous aurons la liberté."

     

    Puis mon grand-père s'en est allé

    Un vent mauvais l'a emporté

    Et je reste seul sous le porche

    A regarder jouer d'autres gosses

    Dansant autour du vieux pieu noir

    Où tant de mains se sont usées

    Je chante des chansons d'espoir

    Qui parlent de liberté. 


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